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Les moments charnières d’une entreprise: Les relations publiques prennent tout leur sens

Les moments charnières d’une entreprise: Les relations publiques prennent tout leur sens 150 150 Fernandez relations publiques

Avant d’arriver chez Fernández, j’avais une idée assez classique des relations publiques. Des annonces, de la visibilité, de bonnes nouvelles bien emballées. Bref, le côté « vitrine » des organisations.

Disons que la réalité m’a rapidement rattrapé.

Chez Fernández, j’ai découvert que les relations publiques s’invitent surtout là où on ne les attend pas toujours : dans les décisions majeures, les virages stratégiques… et parfois, dans les moments franchement inconfortables.

Quand le récit devient stratégique

Les fusions et acquisitions sont souvent perçues comme des opérations strictement financières. C’est normal; elles sont couvertes par des journalistes économiques et se retrouvent dans les pages affaires. Ce sont toutefois et avant tout des opérations humaines et narratives. Ce sont des équipes qui se demandent ce que l’avenir leur réserve, des clients qui se demandent si ça va fonctionner et des partenaires qui essaient d’évaluer les impacts.

Dans ces moments-là, la communication ne doit pas être une tâche connexe. Un plan de communication exécuté par des professionnels est pratiquement aussi important que les contrats rédigés par les avocats.

Il permet de préserver la crédibilité et la confiance envers l’organisation, d’aligner les messages internes et externes, et, surtout, de donner un cadre clair au changement à tous les acteurs de la transaction.

Un mauvais récit peut fragiliser une transaction pourtant solide. Un bon récit peut, au contraire, en maximiser la valeur.

La séquence

La communication devient un sport d’équipe… Et un exercice de haute précision et d’agilité.

Qui informer avant qui? À quel moment? Sur quelle plateforme? Dans ce genre de moment charnière, les parties prenantes sont nombreuses et les attentes sont élevées.

Il n’y a pas de formule magique, pas de recette. Chaque cas est unique et il est nécessaire d’agir avec doigté et de n’oublier personne, tout en contrôlant notre message.

Les périodes plus sombres

Il y a aussi les dossiers dont on parle moins, mais qui font pleinement partie de la vie d’une entreprise : mises à pied, restructurations, fermetures ou crises internes.

Ce sont des dossiers exigeants, sensibles, parfois très lourds, mais toujours extrêmement humains.

Dans ces contextes, chaque mot compte. Le silence, l’improvisation ou les messages mal calibrés peuvent laisser des traces durables.

Aider indirectement la gestion

Les relations publiques ne sont pas qu’un outil de visibilité. Dans ce genre de situation, elles ont également une fonction indirecte dans la gestion de l’entreprise.

Le message qui sera capté par les médias et le récit qui se cimentera dans l’opinion publique dépasse largement la communication, il est névralgique pour l’avenir de l’entreprise et peut aider les gens d’affaires à mener leurs entreprises plus loin.

Évidemment, la communication n’est pas là pour masquer la réalité, mais pour l’expliquer, la contextualiser et l’assumer, en choisissant soigneusement la manière de le faire.

Bref, les moments charnières d’une entreprise ne se traversent jamais seuls. Et certainement pas sans une communication réfléchie, rigoureuse et profondément humaine.

Démystifier les notions protocolaires dans les municipalités

Démystifier les notions protocolaires dans les municipalités 150 150 Fernandez relations publiques

La campagne électorale municipale étant maintenant derrière nous, plusieurs nouveaux élus prennent place au sein des conseils municipaux du Québec. Pour les directions générales et les équipes administratives, cette période marque à la fois une transition et un nécessaire exercice de sensibilisation aux règles et aux bonnes pratiques protocolaires. 

Les drapeaux 

L’affichage des drapeaux est balisé par la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec. Les élus ne peuvent donc pas modifier leur disposition selon leurs préférences. Puisque les municipalités relèvent du gouvernement du Québec, le drapeau du Québec doit toujours être installé à côté de celui de la municipalité, et il a préséance sur tous les autres emblèmes. 

  • S’il y a deux drapeaux (Québec et municipalité) : le drapeau du Québec se place à gauche, celui de la municipalité à droite (lorsqu’on regarde de face). 
  • S’il y a trois drapeaux (Québec, Canada et municipalité) : le drapeau du Québec occupe la position centrale, le Canada à gauche et la municipalité à droite. 

Les drapeaux doivent être visibles tant dans la salle du conseil que sur les mâts extérieurs de l’hôtel de ville. 

Salle du conseil 

Certains élus voudront peut-être également modifier la disposition des sièges dans la salle du conseil. Cependant, il est de mise que le maire ou la mairesse conserve la position centrale. De plus, si un membre du conseil municipal possède un titre qui lui accorde une certaine préséance (exemple : maire suppléant ou mairesse suppléante), cette personne devra se retrouver à la gauche du maire ou de la mairesse, lorsqu’on regarde de face). Les autres membres du conseil municipal pourront être positionnés selon le numéro de leur district, s’il y a lieu, ou autre logique adoptée par la municipalité.  

Cadeaux protocolaires 

À leur entrée en fonction, les nouveaux maires et mairesses multiplient les rencontres avec divers acteurs politiques et économiques. L’échange de cadeaux symboliques fait partie des usages, mais certaines bonnes pratiques doivent être respectées : 

  • Le cadeau doit avoir une valeur symbolique, non monétaire. Les élus fédéraux doivent d’ailleurs déclarer tout cadeau d’une valeur supérieure à 200 $. 
  • Aucun montant d’argent ni chèque-cadeau ne peut être offert. Les produits alcoolisés ou contenant du tabac sont aussi à éviter. 
  • Dans la mesure du possible, privilégiez des produits locaux, créés par des artisans ou entreprises de la municipalité. 

Lorsqu’un élu reçoit un objet d’art, il est d’usage qu’il appartienne à la municipalité et soit exposé à l’hôtel de ville, plutôt que conservé à titre personnel. 

En conclusion 

Le respect de ces pratiques protocolaires contribue à préserver l’intégrité et la crédibilité des élus, tout en valorisant l’image des institutions municipales. Ces gestes simples évitent bien des maladresses… et rappellent que la fonction publique repose d’abord sur le respect et la transparence. 

Projets énergétiques : proactivité et expertises à la clé

Projets énergétiques : proactivité et expertises à la clé 150 150 Fernandez relations publiques

Le développement d’une économie québécoise plus verte nous obligera collectivement à faire des choix délicats dans les prochaines années. Les importants besoins énergétiques du Québec mèneront à de nombreux projets et obligeront les municipalités et leurs MRC à concilier leur développement et le respect de leur milieu de vie. Proches de leurs citoyens, les municipalités sont les mieux placées pour mobiliser et pour concilier les préoccupations. Dans ce contexte, mieux vaut s’y prendre tôt et bien entouré.

La FQM a accompagné plus de 25 regroupements communautaires et a contribué à 13 des projets éoliens retenus par Hydro-Québec jusqu’ici.

Ces projets en partenariat avec les communautés représentent d’importantes retombées qui seront réinvesties dans de nombreuses collectivités. Le gouvernement a d’ailleurs récemment confirmé que les nouveaux projets seront également développés dans cet esprit de partenariat communautaire. C’est une excellente nouvelle.

Soyons honnêtes, les derniers appels d’offres ont laissé très peu de temps sur le terrain. C’est pourquoi les communautés les plus proactives ont été en meilleure position pour maintenir l’acceptabilité sociale dans leur territoire. Une leçon importante pour les développements à venir.

S’organiser rapidement, une décision payante

Non seulement elles ont été rapides et agiles, mais elles ont franchi la première étape essentielle, celle d’aller chercher l’expertise nécessaire pour établir une vision énergétique cohérente sur leur territoire. 

Cette vision sera d’ailleurs essentielle pour encadrer adéquatement le développement des projets (ex. : RCI, schéma d’aménagement, etc.) et pour maximiser les retombées dans les milieux (ex. : redevances, actionnariats, garanties, etc.).

L’élaboration de cette vision, combinée à la mise en place d’une stratégie de communication efficace, facilitera le maintien d’une relation de confiance avec les citoyens. 

Pour réussir, tous les élus devront être appuyés et recevoir l’information pertinente sur la démarche. Pas seulement le préfet et les maires, tous les élus, étape par étape. Après tout, ils seront au front et auront besoin de soutien pour discuter avec les citoyens, répondre aux plus réfractaires dans leurs activités quotidiennes, pas seulement en séances publiques. 

Évidemment, l’administration devra également être mise dans le coup pour piloter soigneusement le volet administratif. Plusieurs nouveautés tomberont sur son bureau au plan administratif strict, mais aussi en termes de communication structurée et planifiée pour guider la population dans le processus.

Bref, il faut s’entourer, définir une vision pour son territoire, agir en cohérence avec celle-ci et informer adéquatement ses citoyens.

Assumer son leadership

Il est aussi important de s’assumer dans le choix d’aller de l’avant avec un projet énergétique. On a vu dans les récents appels d’offres, comme dans plusieurs autres projets, des groupes restreints faire revoler des projets par la virulence de leurs interventions. 

Dans ce contexte, il importe de se concentrer sur la majorité silencieuse attentive aux bénéfices de tels projets sur son territoire. On doit ainsi continuer malgré tout de communiquer directement avec ce public pour éviter qu’un discours négatif prenne toute la place. À cet égard, plusieurs stratégies existent et doivent être mises en place au cas par cas.

La chaleur doit être répartie équitablement entre les partenaires du projet. S’il est vrai que la municipalité et la MRC sont les mieux placées pour assurer le lien avec la population, l’entreprise a son rôle à jouer, une place à prendre, pour éviter que les communautés se retrouvent à défendre la part du projet qui les concerne moins. 

Généralement collaboratives, elles ont intérêt à répondre aux demandes du milieu de la meilleure façon et d’y investir l’énergie et les moyens nécessaires.

La représentation des intérêts et l’atteinte du bien commun

La représentation des intérêts et l’atteinte du bien commun 150 150 Fernandez relations publiques

On pense souvent à tort que la représentation des intérêts est uniquement liée aux visées mercantiles d’une entreprise qui souhaite s’enrichir, alors que la réalité de cette facette du domaine des relations publiques est bien plus nuancée. Loin d’être égocentrée, la représentation des intérêts, comme son nom l’indique, concerne plusieurs intérêts, que ce soit ceux d’une municipalité, d’une population, d’un groupe ou d’une entreprise, dont les demandes sont souvent légitimes. L’important dans tout ça, c’est de tenir compte de l’intérêt public.

En quoi consiste la représentation?

Avant, on appelait cela du lobbyisme, mais avec le temps ce terme a pris une connotation négative en raison du manque d’encadrement légal de la profession et des histoires d’abus de confiance que le Québec a connus à une certaine époque. Malgré une perception encore répandue, la représentation est aujourd’hui une pratique tout à fait légitime qui est même reconnue comme essentielle à la démocratie.

À proprement parler, la représentation des intérêts consiste à prendre contact ou à entretenir des liens avec des titulaires de charge publique dans le but d’influencer des décisions législatives, réglementaires ou administratives. Ces titulaires sont généralement des élus, du personnel de cabinet politique et des fonctionnaires issus des milieux municipal, provincial ou fédéral. Étant donné la nature des postes qu’ils occupent et leur mandat qui consiste à servir le bien public, il va sans dire qu’un représentant ne peut faire fi de l’intérêt public s’il veut être entendu. Cet élément doit faire partie de son argumentaire et de son objectif ultime. Ainsi, un bon conseiller fait ce métier parce qu’il croit que ses actions vont contribuer au bien public et qu’elles auront des impacts positifs pour la communauté.

Comment choisir son représentant?

À tout cela s’ajoutent les valeurs du représentant qui doivent être cohérentes avec celles de l’organisation qui le mandate pour lui permettre de bien effectuer son travail. En effet, il ne serait pas approprié pour un professionnel de relations publiques ou gouvernementales d’approcher un titulaire de charge publique pour défendre un projet en lequel il ne croit pas. Comme on dit, il faut être convaincu pour pouvoir convaincre les autres.

Ce faisant, il faut choisir son représentant avec soin en désignant une personne qui partage nos valeurs, qui croit en notre projet, et avec qui la communication est fluide. Pour être efficace, il faut aussi choisir un représentant qui a une bonne connaissance des acteurs dans le dossier et des enjeux périphériques qui peuvent influencer la démarche. À ce titre, les agences présentent un avantage considérable sur les joueurs indépendants puisqu’elles sont composées de plusieurs représentants qui ont tous des styles de communication et des champs d’expertise différents. Il est alors plus facile de choisir avec lequel on souhaite travailler.

Pourquoi engager un représentant?

C’est la grande question à laquelle on doit encore répondre. Comme mentionné précédemment, la représentation des intérêts constitue une approche légitime pour accéder aux titulaires de charges publiques et influencer certaines de leurs décisions. Cela dit, on ne peut pas les aborder pour n’importe quelle raison. De manière générale, il existe trois types d’approches.

La première consiste à démontrer qu’un problème existe et que les autorités doivent intervenir pour le régler. Cette situation se présente généralement lors d’une crise comme une catastrophe naturelle, un accident majeur, une activité criminelle, etc. Les crises peuvent se produire à grande ou à petite échelle, mais toutes réclament une solution ou de l’aide rapidement. Ainsi, l’objectif derrière une représentation par un spécialiste consiste à inscrire un problème à l’ordre du jour politique pour que les décideurs se penchent sur la question. Pour y arriver, les indicateurs qui démontrent l’existence du problème doivent être clairs (ex. le nombre de voitures volées à Montréal), la situation doit toucher plusieurs personnes et ne pas être individuelle (ex. la fermeture d’un pont essentiel à la circulation), et le problème doit être connu du public. Les conseillers en relations publiques peuvent alors être très utiles pour intervenir sur plusieurs fronts, dont celui des médias pour faire connaître le problème et celui des relations gouvernementales pour faire bouger les choses.

La seconde approche sert à proposer une solution à un problème connu et pour lequel les autorités souhaitent intervenir. Prenez l’exemple des inondations qui sont de plus en plus fréquentes sur le territoire et qui forment une problématique commune à plusieurs municipalités et à leurs citoyens. Dans cette situation, l’État souhaite intervenir pour modifier les programmes d’indemnisation et renforcer la réglementation municipale en matière de protection du territoire. Il y a alors plusieurs acteurs concernés, que ce soient des groupes de spécialistes ou des municipalités, qui souhaiteront être entendus pour proposer des solutions ou pour demander que certains éléments spécifiques soient pris en compte dans la décision finale. En dehors des processus de consultation publique, ces acteurs peuvent demander à être accompagnés d’un spécialiste en communication pour prendre contact avec le ou la ministre responsable du dossier et bien mettre en valeur leurs idées et propositions.

La troisième approche vise à défendre un projet qui s’inscrit dans l’alignement du programme politique. Ce dernier comprend «la tendance nationale (national mood), ainsi que le climat politique, les changements dans l’opinion publique, ou encore les mouvements sociaux». Dans cette situation, le travail de représentation des intérêts est bien souvent un exercice de négociation avec des groupes d’opposition ou encore une opération de gestion du changement. À titre d’exemples, on peut penser à des projets de construction d’éoliennes sur des terres publiques ou dans des champs d’agriculture, ou encore à l’implantation d’une industrie en région. La plupart du temps, ces projets exigent la présence d’acceptabilité sociale sur le terrain afin de pouvoir aller de l’avant. C’est principalement sur ce point que les conseillers en relations publiques interviennent, soit en préparant adéquatement le terrain en amont dans le but de convaincre les titulaires de charges publiques de prendre une décision favorable au projet sans qu’ils aient à craindre de soulever les oppositions.

Peu importe la raison pour laquelle on souhaite être représenté, il importe de pouvoir compter sur un professionnel qui saura établir la bonne stratégie de communication pour prendre contact avec la bonne personne au bon moment et lui présenter l’argument le plus convaincant possible et, ultimement, faire bouger les choses. C’est ça le véritable apport d’un spécialiste en représentations d’intérêts!

L’histoire au service du pitch

L’histoire au service du pitch 150 150 Fernandez relations publiques

Je dis souvent que les histoires peuvent changer le monde et elles le font en changeant ou en modelant les perceptions que nous avons des personnes, des organisations ou même des produits.   

En communication, l’histoire est l’outil de persuasion le plus efficace. Ainsi, on aura tout avantage à l’utiliser dans le pitch, qu’il soit fait au client, au citoyen, au partenaire ou à l’investisseur. 

Quand Marilou de Trois fois par jour raconte que le nom de son entreprise est lié à sa lutte gagnée contre l’anorexie et à sa volonté d’aider les gens à s’alimenter de manière équilibrée, sans culpabilité, d’emblée elle inspire l’empathie et une volonté d’adhérer à son projet. C’est le travail du chef d’entreprise, de l’élu ou du dirigeant de créer ce mouvement positif. Voici quelques trucs pour y arriver.

 

Une histoire doit donner le sens
Raconter une histoire efficace, ce n’est pas raconter toute sa vie. C’est choisir les éléments de son histoire qui auront un impact dans un contexte donné. Habituellement, ce qui touche votre raison d’être, donc vos motivations profondes, doit être au cœur de votre histoire. Chez Marilou et chez beaucoup d’entrepreneurs, comme j’ai pu le constater en accompagnant des centaines d’entre eux dans un tel exercice, la motivation profonde est ancrée dans une expérience de vie marquante. Celle-ci peut se situer autant du côté de l’épreuve que de l’émerveillement.  

Quand vous communiquez votre « pourquoi », vous nous donnez une raison de vous suivre. Et cette raison va au-delà des faits : elle génère une émotion. 

 

L’émotion crée la connexion
Les éléments factuels seuls, comme la solution à un problème, la croissance anticipée, le marché visé et l’horizon de rentabilité espéré ne suffisent pas à convaincre un investisseur et probablement pas non plus votre banquier, votre collègue ou vos concitoyens. Ce sont toutes des données importantes dans un pitch, auxquelles il faudra ajouter de l’émotion pour toucher à la fois la tête et le cœur. C’est seulement lorsque vous arrivez à atteindre les deux que vous suscitez de la confiance et que vous établissez un lien.

 

Donnez un héros
Votre projet répond à un besoin ou résout un problème. Vous êtes donc le héros qui aspire à quelque chose d’important et qui doit, pour y arriver, affronter un ou des dragons. Quelles stratégies déploierez-vous pour donner au monde votre trésor? Qu’avez-vous fait jusqu’ici dans la poursuite de votre quête? Les avancées que vous avez faites et le chemin que vous comptez parcourir, à travers les obstacles anticipés, doivent être mis en lumière pour faciliter la compréhension et soulever l’admiration. On a envie de voir gagner les héros et c’est pour cela qu’on veut être leurs alliés. Alors, donnez aux investisseurs, aux partenaires potentiels, aux clients et même aux médias un héros à soutenir! 

 

Adaptez-vous à votre audience
Avant de parler, renseignez-vous le plus possible sur votre audience. Les besoins de l’investisseur ne sont pas les mêmes que ceux du client ou du citoyen. Il vous faudra adapter votre histoire, donc choisir les éléments que vous ferez ressortir, en fonction de ces besoins différents, mais aussi des croyances et des préjugés de chacun.  

Le storytelling est un art et les leaders efficaces apprennent à le maîtriser. N’oubliez pas l’essentielle clarté de vos messages. Celle-ci découle de votre « pourquoi », mais aussi de votre intention. Prenez le temps d’y réfléchir et de les définir avant de vous lancer et acceptez toute l’aide disponible pour peaufiner votre communication.  

Projet éolien, comment s’y retrouver ?

Projet éolien, comment s’y retrouver ? 150 150 Fernandez relations publiques

Note : cet article a été publié en page 31 du magazine Scribe de novembre 2023. Les étapes de 2024 à 2027 sont en cours.

La ligne est mince entre le politique et l’administratif dans le quotidien des DG, et c’est encore plus vrai lorsqu’un projet éolien se pointe le bout du nez ! Au milieu des enjeux politiques, du besoin d’information des citoyens, de leurs récriminations aussi, ou encore des demandes des promoteurs, le DG doit porter plusieurs chapeaux. Mais lesquels lui appartiennent vraiment ?

D’abord, le développement de projets éoliens sur les différents territoires découle d’une orientation gouvernementale qui souhaite décarboner le Québec. Pour ce faire, le gouvernement songe à doubler la capacité de production d’Hydro-Québec. L’appel d’offres de 2023 n’est donc que le début d’une série.

Ces appels d’offres visent à ce que des entreprises éoliennes, enclines à développer des projets dans certaines régions, déposent une proposition à Hydro-Québec sans avoir la certitude qu’elle sera retenue. Cette fois, le dépôt s’est fait le 12 septembre 2023, et ce n’est qu’à la fin de l’année qu’elles sauront si leur projet a été choisi (les projets choisis sont en cours de développement).

Cela laissait donc peu de temps pour faire atterrir des projets dans les régions visées, et c’est là que, à certains endroits, le brouillard s’est installé.

La charrue avant les bœufs

Résumons. La population voit arriver un projet qui n’existe pas encore, les élus doivent donner leur accord à l’intention de développer l’éolienne sur leur territoire sans vraiment savoir si le projet va se faire ni comment il va se faire, et les citoyens des territoires concernés doivent accepter ou pas de laisser de la place à l’éolien sans savoir si un projet, dont ils ne connaissent pas les fins détails, sera retenu !

La MRC et/ou la municipalité se retrouve parfois à fermer la porte sous la pression des citoyens apeurés, ou encore entraînée par la force des choses à proposer le projet à leurs citoyens avec les entreprises éoliennes, lesquelles sont pressées par des délais serrés entre l’appel d’offres d’Hydro-Québec et le dépôt de la proposition.

Ouf !

Le rôle de la municipalité n’est pas de promouvoir le projet avec les entreprises éoliennes, et c’est encore moins celui du DG. Le rôle de la municipalité, si le conseil le souhaite, est de démontrer les bienfaits potentiels pour son milieu d’accueillir un projet éolien, de s’assurer que l’entreprise éolienne fasse son travail de représentation elle-même dans une optique de consensus social du moins « temporaire », et de préciser par résolution son ouverture à aller de l’avant avec un éventuel projet, si celui-ci est retenu par Hydro-Québec après analyse.

Le processus étant complexe et peu expliqué au public par Hydro-Québec, le rôle de la MRC/municipalité devient aussi celui d’informer la population sur ce fameux processus qui consiste de façon non intuitive à donner son accord à un projet qui n’existe pas encore et dont les paramètres sont inconnus.

Faire comprendre aux citoyens que les consultations publiques suivront l’approbation du projet par Hydro-Québec n’est pas chose simple, on en conviendra.

La FQM à la rescousse

Heureusement, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) offre un service d’accompagnement aux MRC et à leurs municipalités dans les dossiers éoliens grâce à une équipe expérimentée dans ce domaine.

Dans les dernières années, la FQM a travaillé avec plus de 25 regroupements à travers le Québec. Certains ont été en mesure d’aller de l’avant. D’autres ont décidé de se désister. Mais, au fil de ces projets, l’équipe a développé une expertise concrète des étapes nécessaires à la réussite d’un projet ainsi que de l’ensemble des subtilités d’un développement énergétique en 2023.

Une chose est certaine, tous les élus du territoire, pas seulement les maires, devraient recevoir l’information de la FQM pour s’assurer que tout le monde est sur la même fréquence. Ils sont au front, auprès des citoyens, et ont besoin d’outils, de soutien. Les DG doivent être mis dans le coup également pour piloter soigneusement le volet administratif d’un tel processus afin d’éviter les impairs et de se placer dans une posture inconfortable.

Retombées intéressantes

Les municipalités et les MRC ont la possibilité de s’engager dans un partenariat 50/50 avec les entreprises éoliennes. Les retombées économiques sont donc partagées avec l’administration municipale et retournent à la population via des investissements en transport en commun, dans les infrastructures, ou par des projets de développement durable, par exemple.

L’idée est excellente. Et des projets ont porté leurs fruits dans des régions comme la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent, l’Estrie ou le Saguenay.

La centaine d’éoliennes déployée lors des projets de Roncevaux et de Nicolas-Riou rapportent plus de 13 millions de dollars par année aux MRC de l’Est du Québec. Une énorme somme qui peut être réinvestie pour dynamiser l’ensemble de ces collectivités. Année après année. Et qu’elles aient ou non des éoliennes sur leur territoire.

En somme, l’idée est de bien s’entourer, de s’informer, d’informer les citoyens sur ce qui concerne la municipalité, de jouer le seul rôle qui est celui du DG et d’éviter, comme cela devrait être toujours le cas, de faire de la politique.

La chronologie d’un projet éolien dans le contexte d’un appel d’offres d’Hydro Québec sur 4 ans :

Phase de développement 1

  • Conception du projet par les promoteurs
  • Ententes avec les propriétaires fonciers (agriculteurs notamment)
  • Ingénierie préliminaire
  • Résolution d’appui des municipalités et de la MRC
  • Dépôt des projets à Hydro-Québec
  • Décision d’Hydro-Québec*
  • *La décision d’Hydro-Québec en fin d’année 2023 est cruciale : si le projet n’est pas retenu, c’est la fin du processus.

Phase de développement 2

  • Étude d’impact sur l’environnement
  • Consultations publiques
  • Création d’un comité de liaison
  • Étude d’interconnexion

Phase de développement 3

  • Consultation et audience publique du Bureau d’audience publique en environnement (BAPE)
  • Demande à la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ)
  • Approbation et permis
  • Décret gouvernemental
  • Ingénierie détaillée du projet

Phase de construction 1

  • Chemin d’accès
  • Réseau collecteur
  • Fondations
  • Sous-station électrique

Phase de construction 2

  • Amélioration des routes existantes
  • Transport et montage des éoliennes
  • Mise en service